N’ayez pas peur du bonheur; il n’existe pas

N’ayez pas peur du bonheur; il n’existe pas[1][2].

Quand j’ai commencé mon mémoire, mes lectures ont d’abord porté sur le bonheur. Ma première découverte fut plutôt brutale : d’un point de vue strictement philosophique, le bonheur n’existe pas. Le bonheur permanent, en fait. À partir de ce constat, deux choix s’offrent à nous : déprimer. Ou tenter d’accumuler le plus de moments de bonheur possible afin de se rapprocher de ce qui ressemblerait à un état de bonheur permanent. Voici donc ma liste[3] de ce qui contribue à composer ces divers moments.

1. Savourer un café italien fait avec soin par un barista, un vrai, pas un faux hipster qui vous sert un jus à l’amertume démesurée et au coût exorbitant. Le café Olimpico et le café San Simeon sont mes deux endroits de prédilection pour l’occasion.

2. Lire. Dehors.

3. Écouter des séries en rafale.

4. Aller voir un film en plein jour alors que tout le monde travaille et s’affaire autour.

5. Déguster l’un des savoureux repas préparés spécialement pour moi par l’Homme. Voir son sentiment de fierté devant mon plaisir à goûter ses plats.

6. Boire du vin.

7. Tresser des bracelets d’amitié comme lorsque j’avais 14 ans.

8. Me perdre sur Pinterest.

9. Sentir les endorphines au moment de sortir du gym, tôt le matin, alors que le quartier se réveille lentement.

10. Déconner. Le plus souvent possible.

Voilà. Simple de même.



[1] Si ça vous intéresse, lire à ce sujet le premier chapitre de mon travail : http://www.archipel.uqam.ca/6233/.
[2] Rester vivant et autres textes, Michel Houellebecq.
[3] Ma liste n’est évidemment pas exhaustive. Je pourrais entre autres y ajouter la présence de l’Homme qui ajoute quotidiennement à mon bonheur depuis plus de trois ans. Mais l’essentiel y est.

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