#LesGens
Ceux d’entre vous qui sont des habitués de
Twitter connaissent probablement ce mot-clic qui sert à répertorier divers
comportements disons… discutables que font « les gens » en général. En
voici quelques-uns qui m’ont marquée cette semaine.
1. Jeudi. Je prends un verre avec l’Homme sur la terrasse du bar de quartier dont j’ai déjà parlé ici. Un jeune homme dans une Infiniti noire passe à toute allure et effleure presque le mur extérieur de la terrasse. Plusieurs minutes plus tard, il repasse aussi vite en direction est.
2. Jeudi, toujours à la même terrasse. L’Homme est dos à la rue et moi, face à elle. Survient soudainement une Corolla noire où une jeune fille a le corps sorti jusqu’à la taille par la vitre avant du côté passager. Elle a les cheveux longs, frisés et bruns, porte des lunettes aux contours foncés et une camisole. Et elle crie surtout des mots incompréhensibles – étaient-ce seulement des mots?!? - comme une défoncée en agitant ses deux bras dans les airs comme si elle tentait de se faire repérer par un avion. Les clients de la table voisine et moi nous sommes regardés et je leur ai lancé : « Le syndrome d’alcoolisme fœtal, ça fait des ravages. » Bouche ouverte. Rires refoulés. Je suis probablement en vedette dans une vidéo louche sur YouTube, la jeune femme troublée n'ayant assurément pas manqué de filmer son « exploit ». Voyez-vous, la jeune
fille au dialecte inconnu et ce jeune homme ont un point en commun : un
besoin viscéral et irrépressible de se faire voir, d’attirer l’attention, de se
faire remarquer. Pas facile, la vie au temps d’Instagram.
3. J’aime bien naviguer sur Instagram et
Pinterest et je ne peux que remarquer la quantité non négligeable de «
veudettes » d’Hollywood qui se trimballent avec un produit Starbucks à la
main. T’es f**king riche. T’as les moyens d’avoir un chef à la maison qui peut
te faire des latte avec un dessin de licorne qui mange un cupcake dessus si le cœur
t’en dit. Pis c’est ça que tu choisis de boire. Explique-moi, s’il te plait.
4. Les baby-boomers. Ces personnes n’ont
pas de bulle quand elles font la file à l’épicerie. T’as quelqu’un dans tes
culottes dont tu sens l’haleine putride sur ton cou? C’est Claude qui attend
impatiemment de payer sa caisse de 12 de Coors Light – en spécial - et son pain
blanc carré.
5. Les gens de la rue Laurier Ouest. Début
de semaine. L’Homme doit se rendre chez L’Émouleur pour faire aiguiser un
couteau. On arrive devant la porte du magasin un peu après 13 heures. C’est
fermé. Un homme attend lui aussi et nous montre une affichette collée à la
vitrine de la boutique. On pouvait y lire d’appeler à un numéro pour signifier
notre présence après quoi le proprio devait se présenter en cinq minutes. L’homme attend déjà
depuis cinq minutes. S’en ajoutent cinq bonnes autres. Le roi du couteau
japonais finit par apparaître. Il ouvre. On entre. Il monte au deuxième étage
en lançant à l’Homme – sans daigner le regarder, mais en ayant manifestement
remarqué son couteau à la main -, sur un ton empreint de mépris : « J’les
aiguise pas ceux-là. J’aiguise seulement les couteaux japonais. » L’Homme
avait pourtant pris la peine de communiquer avec lui précédemment pour lui
demander s’il aiguisait des couteaux. Jamais il n’avait précisé qu’il ne se
salirait pas les mains sur un vulgaire couteau allemand.
Les gens, hein...
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